Il y a des acquisitions qui sortent de l'ordinaire. L'arrivée de notre tout nouveau Beechcraft 1900D en est le parfait exemple. Retour sur une aventure qui a mobilisé des mois de travail, des milliers d'heures de main-d'œuvre et beaucoup de détermination.
Un avion rare, déniché à l'autre bout du monde
Le Beechcraft 1900D est un appareil reconnu pour sa robustesse et sa fiabilité, mais il se fait de plus en plus rare sur le marché.
C'est en Australie que nous avons finalement trouvé la perle rare, un exemplaire qui correspondait à nos critères et à nos standards d'exploitation.
Crédit photo : Jason Drolet
Trouver un 1900D en bon état, c'est déjà un défi en soi. Le ramener au Québec, c'est une autre histoire.
Un trajet hors du commun à travers le Pacifique
Le Beechcraft 1900D est un appareil conçu pour les courtes et moyennes distances, pas pour traverser des océans. Pour relier l'Australie au Canada, il a donc fallu procéder par étapes, en multipliant les escales. Le trajet a notamment mené l'avion à se poser sur de petites îles du Pacifique, qui ont servi de points de ravitaillement essentiels le long de la route.
Au total, plus de 35 heures de vol ont été nécessaires pour rapatrier l'appareil, ventilées sur plusieurs jours, en raison des contraintes de l'avion et de la logistique propre à ce type de convoyage.
Un convoyage qui sort de l'ordinaire
Pour rapatrier l'avion depuis l'Australie, une solution s'imposait : les ferry tanks. Les bancs passagers ont été temporairement retirés de la cabine pour faire place à une imposante cuve à carburant supplémentaire, permettant à l'appareil de franchir de longues étapes sans escale.
Exemple d'un ferry tank installé dans un King Air, à titre illustratif. Il ne s'agit pas du convoyage de Propair. By Laszlo Torok - Own work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14658958
Le convoyage a représenté 35 heures de vol au total, effectuées par des pilotes convoyeurs spécialisés. Pas de toilettes à bord, pas de confort superflu. Juste l'essentiel pour traverser les océans et rejoindre le Canada.
Depuis décembre 2025 : des mois de travail acharné à Peterborough
À son arrivée, l'avion a pris la direction de Peterborough, où il a résidé de décembre 2025 à mai 2026. Ce qui y a été accompli depuis, en collaboration avec Echo North Aero Services LTD, est colossal.
L'inspection majeure et l'importation
Avant tout, une inspection majeure complète a été réalisée. Importer un aéronef étranger au Canada ne s'improvise pas : il faut démontrer, document par document, que tout ce qui devait être effectué sur l'avion depuis sa mise en service a bel et bien été fait. Une véritable plongée dans les archives de maintenance, pour s'assurer qu'aucune tâche obligatoire n'a été omise depuis sa mise en marché.
La mise à niveau avionique
Des modifications ont été apportées pour intégrer de nouveaux GPS et moderniser l'ensemble de l'avionique.
L'objectif derrière tout ça ? Standardiser l'équipement pour que cet avion soit parfaitement identique aux autres appareils de notre flotte. Nos équipages doivent pouvoir passer d'un avion à l'autre sans surprise.
Des ajustements esthétiques
Des travaux cosmétiques étaient également au programme pour lui redonner fière allure, à la hauteur de notre image.
Les sièges seront entièrement refaits pour optimiser le confort des passagers, et l'avion été mis aux couleurs de Propair. Un appareil qui intègre notre flotte doit porter fièrement notre image de marque.
Désormais en service!
Ce Beechcraft 1900D, désormais parfaitement conforme, est officiellement entré en service dans nos opérations le 7 mai 2026.
Il porte maintenant l'immatriculation C-FRMJ. Les lettres de l'immatriculation n'ont d'ailleurs pas été choisies au hasard. C'est Étienne Lambert, Président de Propair, qui a personnellement sélectionné les lettres en hommage à sa famille : sa mère France, sa femme Manon, ainsi que ses enfants Rose, Maïa et Josef.
Cet avion occupe maintenant une place toute particulière dans l'histoire de Propair. Une belle histoire qui ne fait que commencer!